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29/01/2008

Connivence

Au fond des errances d'une vie,
Dans les coulisses de l'existence
Se cache un sourire invisible,
Une secrète connivence…



Etienne Daho & Charlotte Gainsbourg – If

27/01/2008

L'enfant

Plonge, plonge au fond de tes entrailles :
L’enfant que tu es gît là-bas, dans la tendre clarté d’une sombre inconscience.

En vérité, tes mille bruits et toutes tes douleurs ne sont qu’échos de tous ses cris, dans l'épaisse forêt
d’une longue ignorance… T'en rends tu compte à présent ? Vois, sans volonté de rien changer !

Mais si tu l’entoures et le protèges sans cesse, ton enfant – et si tu l'aimes assez pour le porter à terme,
il te mettra au monde, à la lumière de la vie.
Tu lui donneras ta conscience, il te révélera sa présence : profondeur et fraîcheur unies dans la joie du silence…




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Howard Weingarden – Mother and child

25/01/2008

Noms d'indiens

Son verbe me rend fou. J’avais cru lire une histoire d’amour, mais c’était une histoire de mots, de maux et d'âmes dans une maison de fous : les mots se rient de nos histoires, ils nous possèdent et font de nous tout ce qu’ils veulent – nous, leurs esclaves !

Face à elle m'irait bien le nom de « faussaire ». D’ailleurs elle l’avait sans doute remarqué, peut-être même m’avait-elle démasqué, à force renforts d’ingéniosité non dépourvus d’ingénuité : ceci explique t’il cela ?

Mais il y a au fond de moi une ressource qu’elle ignore, une source que je soupçonne à peine.
Comment nommerait-on cette force ? Je ne trouve pas de nom qui convienne, tous me semblent galvaudés,
à commencer par « l’amour », la belle affaire !
Alors disons : « Ainsi soit-il », ou mieux : « Je le voulais ainsi » – que ce soit là ma formule magique, ma bonne étoile et ma meilleure fortune, mon élixir de vie pour transpercer l’hiver…

Et elle, quel nom pourrait-on lui donner ? « Entre deux » m’aurait semblé parfait, voire « entre eux deux »,
ou bien « fumée ascendante », ou encore : « Paroles de silence », mais je ne sais si cela lui plairait –
a priori, je crois que non. Alors j’afficherai plutôt un dessin, un beau dessin d’enfant :





Pela – « 7th and 17th »

Cette vague…

Tout d’abord elle bouillonne,

Source dans tes entrailles :

Respire doucement,

Elle emplit tout ton corps.

S'il ose la détente

Lentement elle déborde,

Une vague d'émotion

Se répand dans l’espace

Et résonne en ton cœur…

.

23/01/2008

No comment



Jennifer Lopez – Feelin' So Good (1999)

22/01/2008

L'émotion

Libère ta colère, embrasse ton désir, laisse émerger ta peur… Il n'y a pas d'émotion "négative" : seule existe l’impression trompeuse qu'un être ou une chose provoque cela en toi. Or tout cela naît de toi, s’y déploie puis
s'en va, tandis que le monde alentour danse en rythme avec ta vie dedans…

Libérer l’émotion, c’est oser l'accueillir, qu'elle puisse tout envahir et doucement partir – dépendante de rien,
plus légère que le vent, aussi vaste que la mer, ascendante comme l'arbre, frémissante de vie !

Cesse de te nier toi-même, mais détrône les idoles qui encombrent ton âme et t’empêchent de rire,
de danser et d’aimer.





Saul Vega – Improvisation

20/01/2008

Confession

Savoir rire de soi, oser se méconnaître, se détourner de soi jusqu'à perte de vue… Aujourd'hui, j'ai vu mon aspiration à la vertu comme le plus grand obstacle, plus grand encore que le manque d'amour !

Ai-je su être médiocre sans mauvaise conscience ? Ai-je accepté ma colère sans crainte ni refus ?!
Dès lors, la sève de l'arbre envahissait mes veines, tout mon corps exultait : Alleluia !!!

Vraiment, rien n'est pire que ce venin moral que distille le personnage qu'on veut appeler « moi ».
Mais à quel point sommes-nous empoisonnés ? Je suis empoisonné dans la mesure exacte de mon incapacité
à sortir aujourd'hui de ce que j'étais hier.






Gotan Project – Mi Confesion

19/01/2008

Meurs… Vis !

N'aie pas peur de te perdre : être doit te suffire… Qu'importent tous les masques !
Le miracle, n'est-ce pas que tout cela existe ?

Ô merveille, la mort n'est rien que mue, abandon de peau morte : ce qui est mort n'a jamais existé –
rien de ce qui vit ne goûtera la mort. Mais tout chemine vers la beauté d'un grand dépouillement,
tout va vers sa vraie nudité, et c'est ainsi seulement qu'on peut enfin aimer…

Non, ne crains pas tes abîmes ni tous les désespoirs : embrasse-les de tout ton être, et jette-toi dans leur sein comme dans celui d'une mère… Ils vont te mettre au monde !


2001, A Space Odyssey (Stanley Kubrick – 1968)

16/01/2008

Après…

Durant les dix années – à peine quelques instants – qui suivirent le miracle de la lune argentée, sans doute ai-je expié de nombreuses possibilités que je portais en moi : tandis que je courais m'abîmer dans les reflets chatoyants de mes désirs multiples, la vie m'a dit soudain : « brûle ! » – ou bien étaient-ce les fées ? –, et mes contradictions se sont toutes embrasées.

En vérité, je n'ai été pendant longtemps que le combustible impuissant, le chaos de ces forces – feu des instincts, lumière de la conscience et brûlure du cœur –, jusqu'au jour où, au milieu de mes cendres, j'ai découvert une pépite brillant d'un éclat inconnu, une présence aux reflets merveilleux : je pus alors donner un sens à cette absurdité, car je compris que tout pouvait se transformer et se réconcilier, jusqu'à faire mienne un jour, peut-être, la promesse du prophète…





James Ingram & Michael Mc Donald – Yah Mo B There

14/01/2008

Emerveillé

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Soudain je me rends compte
de ce je-ne-sais-quoi
qui nous a traversés
comme à la dérobée…


Une trace invisible
laisse un parfum d’oubli.


Et dans l’étonnement
des yeux qui se reflètent,

Sourire émerveillé !



Portrait de Juliette Binoche

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