« 2007-09 | Page d'accueil | 2007-11 »

31/10/2007

Plus fort que la mort

Adolescent, souvent je pleurais en regardant ce film, imaginant ce que serait l'amour…

Extrait de "Solaris" d'Andreï Tarkovski (1972)

29/10/2007

Pour Elle

Pour l’amour d’elle
Par amour pour Elle encore
Pour l’Amour d’Elle une fois encore
Je me ferai par cet amour Vent et lumière
A travers le temps et l’espace j’irai franchissant
Les monts de l’impossibilité où l’opacité de la matière
Devient voile diaphane et ma chair se consumera sans résidu
Dans la Lumière du grand désir ma voix se mélangera aux étoiles
Mon cœur enfin s’ouvrira laissant entrevoir cet abîme où tous les mondes
Se précipitent sans fin de la naissance jusqu’à l’oubli j’emprunterai le raccourci
Connu des anges et des prophètes jusqu’à la chambre la plus secrète du grand Cœur
De tous les cœurs qui s’élancent ensemble en scintillant vers les cieux d'un Eternel absent
Car Il n’est autre que tous les mondes crucifiés puis dans cet océan de Vie je plongerai
Jusqu’à son cœur je glisserai sans faire de bruit au jour de l'immense pardon
Pendant la nuit la plus obscure du plus grand de tous les désespoirs
Et là je recouvrerai ma forme humaine alors je rirai dans le noir
Entrelacs des labyrinthes où elle s’était pensée perdue
Et n’allumerai de lumière de peur qu’elle ne
Me voie mais lui livrerai l’étincelle
Qu’elle trouvera quand je serai
Parti rejoindre les infinis
Une fois encore une
Seule afin que
Tout revive
Une fois
Encore
Pour
Elle

26/10/2007

C'est ça l'amour

Bien dans Rien.wma



41a6f9cff6c2ec05e0ab644c8c5090ff.jpg



Je nous vois
Tout près de rien
À deux pas du vide, le ventre plein
D'amour

Je nous vois
Bouder le sol et baver le soleil
Pieds-nus, la peau blanche-neige

Je nous vois
Je nous vois

Bien dans rien
C'est ça l'amour

Je nous vois calme dans la distance
Et dans le sommeil
Juste assez troublés, troublés à merveille

Je nous vois
Je nous vois

Bien dans rien
C'est ça l'amour


Bien dans Rien – Ariane Moffatt (Aquanaute)

10/10/2007

Dans un ravissement doré...

“ Si ma vertu est la vertu d’un danseur et si j’ai sauté souvent à pieds joints dans un ravissement doré et couleur d’émeraude…
Si ma méchanceté est une méchanceté rieuse, chez elle parmi les roseraies et les haies où fleurit le lilas – dans le rire est rassemblé tout ce qui est méchant, mais sanctifié et délivré par sa propre félicité :
Et si c’est mon alpha et mon oméga que tout ce qui est lourd devienne léger, que tout corps devienne danseur et que tout esprit devienne oiseau : et en vérité, c’est là mon alpha et mon oméga !


1664c32e40fd962e4f9e0db207ba6ecf.jpg


Ô comment ne brûlerai-je pas du désir de l’éternité et du nuptial anneau des anneaux – l’anneau du retour ?
Jamais encore je n’ai trouvé la femme dont j’eus aimé avoir des enfants, si ce n’est cette femme que j’aime : car
je t’aime, ô éternité !
Car je t’aime, ô éternité !


Friedrich Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra – Le sixième sceau
(Photographie : nuages de Magellan)

...dans des lointains lumineux !

“ Si j’ai jamais tendu au-dessus de moi des ciels silencieux et si de mes propres ailes je me suis envolé dans mes propres cieux :
Si j’ai nagé en me jouant dans des lointains lumineux et si l’oiseau-sagesse de ma liberté est venu :
– car ainsi parle l’oiseau-sagesse : “ Vois, il n’y a pas d’en haut, pas d’en bas ! Retourne-toi, jette-toi au-dehors, reviens, toi qui es léger ! Chante, ne parle plus !
– tous les mots ne sont-ils pas faits pour ceux qui sont lourds ? Tous les mots ne mentent-ils pas pour ceux qui sont légers ?!
Chante, ne parle plus ! ”

2bcd1b7068734f969bfd3dc706e55bd4.jpg


Ô comment ne brûlerai-je pas du désir de l’éternité et du nuptial anneau des anneaux – l’anneau du retour ?
Jamais encore je n’ai trouvé la femme dont j’eus aimé avoir des enfants, si ce n’est cette femme que j’aime : car
je t’aime, ô éternité !
Car je t’aime, ô éternité !


F. Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra – Le septième sceau

07/10/2007

Maintenant un dieu danse en moi

“ Il y a toujours un peu de folie dans l’amour. Mais il y a toujours aussi un peu de raison dans la folie.
Et à moi aussi qui aime ce qui vit, il me semble que les papillons ou les bulles de savon et les êtres qui leur ressemblent, sont ceux qui en savent le plus sur le bonheur.
Voir voleter ces âmes légères, un peu folles, fragiles et mobiles, voilà qui donne à Zarathoustra envie de larmes et de chansons.

c79b4ba19da6539895d59e7f7fbf549c.jpg


Je ne croirai qu’en un dieu qui s’entendrait à danser. Et lorsque je vis mon diable, je le trouvai grave, minutieux, profond, solennel ; c’était l’esprit de pesanteur – par lui toutes choses tombent.
On ne tue pas par la colère, mais on tue par le rire. Allons, tuons l’esprit de pesanteur !

J’ai appris à marcher : depuis ce temps je me laisse courir.
J’ai appris à voler : depuis je n’attends plus qu’on me pousse pour changer de place.
Maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant je m’aperçois en dessous de moi-même, maintenant
un dieu danse en moi. ”

Ainsi parlait Zarathoustra.


Friedrich Nietzsche, traduit par Georges-Arthur Goldschmidt
(Photographie : bulles de gaz dans la nébuleuse d'Orion)

05/10/2007

Comme un air de tango...


Campagne " Free Hugs " à Tel Aviv, en octobre 2006


« After 2 months of hugging in Tel Aviv we're starting to tour the country. We hugged mixed Muslim-Jewish populations in Jaffa and we were accepted warmly (…) »

« (…) Will we see a queuing Palestinian or an exhausted Israeli soldier raise a sign reading “Free Hugs” and accept a hug from the other side ? Could be a funny picture… » (extrait d'un blog israëlien relatant l'événement).

Lien vers un site de Free Hugs Francophone.

Toutes les notes