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16/01/2007

L'Infini tango de l'ange

Toi
à petits pas
sur la margelle

tu danses
en ma spirale

vers l’infini
tango de l’ange


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Les amoureux en gris – Marc Chagall (1916-1917)



medium_Sun_and_Moon_Iceland_2003_demi_2.2.jpgn’attends le pur diamant
qu’en ton cœur

viens tends la main
tends le bras vers la lumière
laisse à qui t’accompagne
le don de son silence

danse danse

n’écoute que le vent
qui pousse en moi
pour toi

qui t’emporte
qui t’emporte



medium_Sun_and_Moon_Iceland_2003_demi_2.jpgLa lumière
tremble un peu
sur son axe

tu te lèves et tu vois

ce grand fond de la nuit
ne te fait plus peur

tu danses quand il vibre
tu as chaud dans son souffle

là-bas ce tremblement
cette caresse du vent
sur le corps de lumière

dresse ton cœur
dans le creux des mains
que tu ouvres alors

aube nouvelle

vers ce plus loin de toi
où s’étire ton amour


L’Infini tango de l’ange – Dominique Valle (éd. Eclats d'encre)

11/01/2007

L’étreinte de Djibrîl-Gabriel

Le Ramadân était le mois traditionnellement consacré à la retraite, et ce fut pendant une nuit de la fin de ce mois, au cours de sa quarantième année, alors que Muhammad se trouvait seul dans la caverne, qu’un Ange vint à lui sous la forme d’un homme.

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« Lis ! » lui ordonna l’Ange, à quoi il répondit : « Je ne suis pas de ceux qui lisent ! »
Sur ce, ainsi qu’il l’a rapporté lui-même, « l’Ange me saisit et me serra entre ses bras jusqu’à l’extrême limite de ce que je pouvais supporter. Puis il relâcha son étreinte et me dit :
« Lis ! » – « Je ne suis pas de ceux qui lisent », répondis-je à nouveau, et il me reprit dans son étreinte jusqu’à ce que je sois parvenu au bout de ma résistance ; sur quoi il me relâcha et dit une troisième fois :
« Lis ! », et je réitérai ma réponse : « Je ne suis pas de ceux qui lisent ! » Cette fois encore, il m’étreignit comme avant, puis il me libéra et dit :

« Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé !
Qui a créé l’homme d’une goutte.
Lis, et ton Seigneur est le Plus Généreux
Qui a instruit l’homme au moyen du calame,
L’a instruit de ce qu’il ne connaissait pas »

Muhammad récita les mêmes paroles à la suite de l’Ange, qui le quitta aussitôt. « C’est comme si ces mots avaient été écrits sur mon cœur », dira Muhammad…

Le Prophète Muhammad – Sa vie d’après les sources les plus anciennes (Martin Lings)
Jibrîl purifiant Muhammad – Miniature Persane (détail)


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Annonciation d'Ustyug – Novgorod (1110-1130)

C’est le même Ange qui, plus de six siècles avant la révélation du Qur’an (l’Appel), ce « Verbe fait livre », s’était manifesté à une jeune vierge en Israël afin de lui annoncer la naissance prochaine du « Verbe fait homme »…
Des circonstances de cette conception nous ignorons tout, sauf peut-être ce qu’en suggère le Coran lorsqu’il nous dit, en sa sourate 19, que le Messager s'était présenté à elle sous la forme d’un « homme accompli »… Mais un tel être accompli n'aurait-il pu être danseur ?!

03/01/2007

Suspension...

27. Lorsque tu as inspiré ou expiré complètement et que le mouvement s'arrête de lui-même, dans cette pause universelle et paisible, la notion du "moi" disparaît et la Shakti se révèle.

61. Dans l'espace vide qui sépare deux instants de conscience, se révèle la spatialité lumineuse.

62. Au moment précis où tu as l'impulsion de faire quelque chose, arrête-toi. Alors n'étant plus dans l'impulsion qui précède ni dans celle qui suit, la réalisation s'épanouit avec intensité.

Vijnânabhaïrava tantra – 1er siècle de notre ère


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L’Argentine entre, après un long sommeil, à nouveau dans la danse... mouvement d’un sablier qui se retourne, absorbant dans son vide la substance du mâle qui renverse son poids en elle, suspendue comme en un arc, restent un instant ensemble sur le fil de l’équilibre, puis s’entraînent et basculent rechutant à l’inverse.

L’aller retour et l’attente, le frôlement et l’éloignement, le voile qui couvre et découvre, le temps du vide, de l’éloignement des corps pour laisser palpiter l’énergie, la laisser vibrer comme les cordes ont besoin d’air, pour qu’elle résonne.

Le temps fort du tango est le temps de l’arrêt, de l’intervalle, de la suspension entre la mort et la résurrection, de l’attente…

Patrick Latronche et Jacques Denis – l’Humanité du 5 mai 2001

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