18/04/2009
Questions
A présent, les défis sont d'ampleur planétaire…
L'humanité prend enfin conscience de l’unité de tous – bien que virtuelle encore –, et entrevoit déjà les profondes résonances spirituelles qu'appelle cette conscience.
Ce qui frappe, c'est l'incapacité des voies héritées du passé à dynamiser cela : y tendent-elles de toutes leurs forces, elles y parviennent à peine. Même les dieux paraissent impuissants ! C'est comme si autre chose était appelé à naître…
Y’a-t-il un espoir en dehors de l’homme ?
Le « sauveur » espéré, n’est-ce pas l’individu ?
Sommes-nous à l’agonie ou bien en plein désert, entre les crépuscules de l’ancien et l'aube d’un monde nouveau ?
01:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/03/2009
Prophétie

Bientôt
j'apporterai la clé pour libérer le papillon
qui repose en ton cœur
Déjà ne sens-tu pas son doux battement d'ailes ?
02:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/02/2009
Salt
10:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/02/2009
Bénis,…
23:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/02/2009
Célébration
Au repos, dans l'épanouissement
Chaque regard est une révélation
Chaque sourire, une bénédiction
Tout ailleurs se fait proche
La matière plus légère
Le temps respire,
Le corps fleurit
Et tout s'apaise
" Branches " Nathalie Delay (2005)
23:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/01/2009
Gloire
23:50 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12/01/2009
Guérison !
L'homme n'est ni méchant, ni mesquin, il est seulement malade : il dépérit lentement de tout l'amour qu'il ne sait plus donner. Une erreur s'est glissée dans le rythme du cœur – les sept respirations –, et de là tout s'est gâté, corrompu à jamais…
A jamais ? Sauf si nous retrouvons la forme juste et savons la rétablir dans sa beauté, sa perfection première ! C'est d'une telle guérison dont le monde a besoin.
Estampe de Paul Gauguin : Deux femmes maories accroupies. Paris, hiver 1894-1895
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/12/2008
Ta voie
La voie d’un autre,
Fût-elle la plus belle
Ou même la plus vraie,
Ne peut être ta voie !
Car elle est du dehors
Mais la tienne va dedans…
Dehors il n’y a qu’aides,
Qui ne sont elles-mêmes
Que reflets du dedans.
Et ces aides tu t'en détacheras,
A mesure que tu t’approcheras
Du cyclone dont l’amour jaillit,
Et auquel tout revient.
19:06 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10/11/2008
Labyrinthe du cœur
20:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/09/2008
Dimension intérieure
Tout se mesure à la qualité de l’humain : la fraîcheur d’un sourire, la lumière d’un regard, une spontanéité joyeuse, la bénédiction qui souhaite – non –, qui insuffle le meilleur en chacun…
Il est une dimension qui touche l’intérieur de chaque être : ce qui meurtrit, n’est-ce pas l’impression d’être « en dehors » ou « loin de… », ou encore « autre que… » ?
Il y a là un secret, la beauté d'un murmure silencieux : car si l’on peut tout caresser en dedans, si l’on sait tout étreindre au sein même de son cœur, quel manque profond peut encore nous atteindre ?
Photographie : Scarlett Johansson, dans « Lost In Translation » de Sofia Coppola
01:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18/08/2008
L'ange du crépuscule
Chaque soir, un ange s’approche de la terre et la caresse du regard en disant : « Quels actes pourrai-je emporter vers mon Maître, qui ne s’éteindront pas avec le jour qui part ? »
Alors il va, parcourant routes et villes, montagnes et forêts, à la recherche de tout ce qui a été accompli dans l’amour tout au long de ce jour : ainsi sillonne-t'il les chemins de l’espace et du temps, à la recherche de toutes les choses – bien souvent de toutes petites choses –, accomplies ce jour-là dans une présence à la vie, aux autres, dans la conscience de ce qui semble sans importance lorsqu’on est aveuglé par sa propre importance…
La nuit venue il s’attarde encore, écoutant la rumeur de tous ceux qui rêvent en secret à l’amour même quand ils ne le vivent pas, et des amants aussi, qui l’incarnent jusqu’au cœur de la chair à travers leurs étreintes.
Avant l’aube il s’en va, emportant avec lui la moisson des actes que le temps n’engloutira pas dans les fleuves de l’oubli. Alors le Maître de tout, ayant reçu son présent et l’ayant soupesé, dit aux anges de l’aube : « Qu'un jour nouveau illumine la terre ! »
00:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04/08/2008
Comme un phare

Dans ses yeux, j'ai vu la profondeur et je m'y suis baigné.
Le fond de son regard était une nuit pleine d'étoiles.
Depuis l'enfance, ai-je été aussi proche de la beauté du cœur ?
Cœur d'un amour spontané qui rayonne à la ronde…
Comment n'aimer qu'un être ? Ces mots ont-ils un sens ?!
Car l'amour frémissant est comme un phare qui lance
aux quatre vents ses rayons de lumière !
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03/08/2008
Nouveau-né
14:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/07/2008
Perfection
23:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/07/2008
Le fruit
Le fruit de notre faim ne se mange, il ne se touche ni même ne se regarde,
car il est un avec le corps :
de lui toute chose jaillit à nos visages,
par lui une flamme s'allume dans chaque regard,
en lui l'infime et l'immense se rejoignent,
comme l'amour qui s'élance à tous vents
épouse tous les hasards…
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/06/2008
La flamme confuse du désir
Amour, j'aime tant tes yeux,
Leur feu splendide, étincelant
Quand tu les lèves, malicieux,
Et traces un cercle miroitant
Tel un éclair venu des cieux…
Mais tes doux yeux bien plus encore
Sont captivants lorsqu'ils s'abaissent,
Que tu m'embrasses passionnément,
Et filtre entre la claie des paupières
La flamme confuse du désir…
Fiodor Tiouttchev
The Dull Flame Of Desire – Björk & Antony Hegarty (vidéo par rainu18)
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/05/2008
Rencontre
Tout à l’heure je t’ai vue : tout a commencé par surprise, l’heureuse surprise d’un sourire lumineux, une spontanéité vécue. Un moment j’ai cru te reconnaître, voir en toi un visage familier… Puis nous nous sommes souri, encore et encore, comme deux insensés, deux complices de toujours se retrouvant au terme d'un long voyage.
Au beau milieu de nulle part où nous ne nous connaissions ni d’Eve ni d’Adam, nous nous sommes regardés, nous nous sommes appréciés : j'ai admiré ton beau visage, ta bouche pulpeuse et cette chevelure, forêt nocturne au galbe de fruits gorgés de vie et de soleil. Ta discrétion aussi, toute en retenue jusqu’à ce petit clin d’œil à la fin, pour que je t'écrive demain : comme ça, pour rien, pour voir… Mais le plus intense était sans doute lorsque nous nous détournions, et que nos corps semblaient se chercher, s’accorder, s’harmoniser à travers la distance.
Je pense encore à toi ce soir : je nous imagine – est-ce un péché ? – faisant l’amour avec ferveur… Les formes des objets quotidiens m'évoquent les courbes de ton corps. Serais-je devenu fou ? Qu'importe, je suis heureux.
Oui, même si rien ne devait advenir je suis comblé, car avec toi – grâce à toi – j’ai pu toucher la liberté,
ma liberté !
22:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/02/2008
Etreinte…
Comment aimer
L'éternelle unité,
Sans embrasser
L'éphémère séparé ?
Guggi Zuzáková & Ard Huiberts sur "A Taste Of Honey" de Lizz Wright
10:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19/02/2008
Eternité
Il n'y a qu'un seul instant
Dans lequel on voyage
Toujours le même instant
Derrière les apparences
On ne vit que le temps
Juste le temps de voir
Qu'il n'y a pas de temps
Charlotte Gainsbourg – 5:55 – réalisé par Yvan Attal
20:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/02/2008
Le seul guide
Il avait pourtant dit : « Ne suivez pas une pratique, cherchez l’intensité », et je croyais l’avoir compris.
Le regard perdu dans le sari d'une belle que j’aimais, explorant sans fin cette prairie étoilée, illuminée
par ses cheveux aux éclats de soleil, toutes choses flottaient dans cette beauté, mon cœur vibrant
d’une seule pensée : « Le dedans seul peut vous unir ! »
Alors j’entendis le maître proposer une pratique nouvelle : obéissant à l’appel du dehors, j’abandonnai toute
cette splendeur, me détournant du seul vrai guide, cette présence que certains nomment la lumière intérieure…
20:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/02/2008
Face à face…
21:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/01/2008
Connivence
Au fond des errances d'une vie,
Dans les coulisses de l'existence
Se cache un sourire invisible,
Une secrète connivence…
Etienne Daho & Charlotte Gainsbourg – If
23:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/01/2008
L'enfant
Plonge, plonge au fond de tes entrailles :
L’enfant que tu es gît là-bas, dans la tendre clarté d’une sombre inconscience.
En vérité, tes mille bruits et toutes tes douleurs ne sont qu’échos de tous ses cris, dans l'épaisse forêt
d’une longue ignorance… T'en rends tu compte à présent ? Vois, sans volonté de rien changer !
Mais si tu l’entoures et le protèges sans cesse, ton enfant – et si tu l'aimes assez pour le porter à terme,
il te mettra au monde, à la lumière de la vie.
Tu lui donneras ta conscience, il te révélera sa présence : profondeur et fraîcheur unies dans la joie du silence…
Howard Weingarden – Mother and child
18:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/01/2008
Noms d'indiens
Son verbe me rend fou. J’avais cru lire une histoire d’amour, mais c’était une histoire de mots, de maux et d'âmes dans une maison de fous : les mots se rient de nos histoires, ils nous possèdent et font de nous tout ce qu’ils veulent – nous, leurs esclaves !
Face à elle m'irait bien le nom de « faussaire ». D’ailleurs elle l’avait sans doute remarqué, peut-être même m’avait-elle démasqué, à force renforts d’ingéniosité non dépourvus d’ingénuité : ceci explique t’il cela ?
Mais il y a au fond de moi une ressource qu’elle ignore, une source que je soupçonne à peine.
Comment nommerait-on cette force ? Je ne trouve pas de nom qui convienne, tous me semblent galvaudés,
à commencer par « l’amour », la belle affaire !
Alors disons : « Ainsi soit-il », ou mieux : « Je le voulais ainsi » – que ce soit là ma formule magique, ma bonne étoile et ma meilleure fortune, mon élixir de vie pour transpercer l’hiver…
Et elle, quel nom pourrait-on lui donner ? « Entre deux » m’aurait semblé parfait, voire « entre eux deux »,
ou bien « fumée ascendante », ou encore : « Paroles de silence », mais je ne sais si cela lui plairait –
a priori, je crois que non. Alors j’afficherai plutôt un dessin, un beau dessin d’enfant :
Pela – « 7th and 17th »
22:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cette vague…
Tout d’abord elle bouillonne,
Source dans tes entrailles :
Respire doucement,
Elle emplit tout ton corps.
S'il ose la détente
Lentement elle déborde,
Une vague d'émotion
Se répand dans l’espace
Et résonne en ton cœur…
.
01:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/01/2008
No comment
Jennifer Lopez – Feelin' So Good (1999)
23:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22/01/2008
L'émotion
Libère ta colère, embrasse ton désir, laisse émerger ta peur… Il n'y a pas d'émotion "négative" : seule existe l’impression trompeuse qu'un être ou une chose provoque cela en toi. Or tout cela naît de toi, s’y déploie puis
s'en va, tandis que le monde alentour danse en rythme avec ta vie dedans…
Libérer l’émotion, c’est oser l'accueillir, qu'elle puisse tout envahir et doucement partir – dépendante de rien,
plus légère que le vent, aussi vaste que la mer, ascendante comme l'arbre, frémissante de vie !
Cesse de te nier toi-même, mais détrône les idoles qui encombrent ton âme et t’empêchent de rire,
de danser et d’aimer.
Saul Vega – Improvisation
23:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/01/2008
Confession
Savoir rire de soi, oser se méconnaître, se détourner de soi jusqu'à perte de vue… Aujourd'hui, j'ai vu mon aspiration à la vertu comme le plus grand obstacle, plus grand encore que le manque d'amour !
Ai-je su être médiocre sans mauvaise conscience ? Ai-je accepté ma colère sans crainte ni refus ?!
Dès lors, la sève de l'arbre envahissait mes veines, tout mon corps exultait : Alleluia !!!
Vraiment, rien n'est pire que ce venin moral que distille le personnage qu'on veut appeler « moi ».
Mais à quel point sommes-nous empoisonnés ? Je suis empoisonné dans la mesure exacte de mon incapacité
à sortir aujourd'hui de ce que j'étais hier.
Gotan Project – Mi Confesion
23:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/01/2008
Meurs… Vis !
N'aie pas peur de te perdre : être doit te suffire… Qu'importent tous les masques !
Le miracle, n'est-ce pas que tout cela existe ?
Ô merveille, la mort n'est rien que mue, abandon de peau morte : ce qui est mort n'a jamais existé –
rien de ce qui vit ne goûtera la mort. Mais tout chemine vers la beauté d'un grand dépouillement,
tout va vers sa vraie nudité, et c'est ainsi seulement qu'on peut enfin aimer…
Non, ne crains pas tes abîmes ni tous les désespoirs : embrasse-les de tout ton être, et jette-toi dans leur sein comme dans celui d'une mère… Ils vont te mettre au monde !
2001, A Space Odyssey (Stanley Kubrick – 1968)
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16/01/2008
Après…
Durant les dix années – à peine quelques instants – qui suivirent le miracle de la lune argentée, sans doute ai-je expié de nombreuses possibilités que je portais en moi : tandis que je courais m'abîmer dans les reflets chatoyants de mes désirs multiples, la vie m'a dit soudain : « brûle ! » – ou bien étaient-ce les fées ? –, et mes contradictions se sont toutes embrasées.
En vérité, je n'ai été pendant longtemps que le combustible impuissant, le chaos de ces forces – feu des instincts, lumière de la conscience et brûlure du cœur –, jusqu'au jour où, au milieu de mes cendres, j'ai découvert une pépite brillant d'un éclat inconnu, une présence aux reflets merveilleux : je pus alors donner un sens à cette absurdité, car je compris que tout pouvait se transformer et se réconcilier, jusqu'à faire mienne un jour, peut-être, la promesse du prophète…
James Ingram & Michael Mc Donald – Yah Mo B There
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